Historique

L’hôpital du saint sépulcre

Annecy à la fin du XVIe siècle - Gravure de Claude Chastillon (1559-1616)XIVème siècle : à l’emplacement de l’internat d’aujourd’hui, existait dès le première moitié du XIVème siècle un hôpital "hors les murs" de la ville d’Annesci, appelé "Hôpital du Sépulcre".

Cet hôpital aurait été fondé par André d’Antioche, de la famille des princes d’Antioche, et tenu par des moines réguliers de Saint-Augustin, de l’ordre du Saint-Sépulcre.

Une église jouxtait cet hôpital, probablement celle qui est visible au premier plan de la gravure ci-contre. Une partie de cette église, une chapelle aux armes de Savoie, ne fut détruite qu’en 1965, vraisemblablement à l’emplacement de l’actuel gymnase du lycée.

XVème siècle : un cloitre fut construit à proximité de l’hôpital. Les chanoines devenus peu nombreux au XVIème siècle connurent bien des déboires et le couvent fut sécularisé en 1734.

Annecy au XVIIème siècleDe 1755 à 1761, d’importants travaux de reconstructions furent exécutés sur l’hôpital en ruine. Il furent confiés à l’entrepreneur Nicolas RENAND : une clef de voûte située sur la façade principale de l’internat perpétue ce souvenir : « RENAD FECIT 1761 » (RENAND l’a fait, 1761). Le bâtiment devient désormais, l’hôpital général de l’assistance publique, appelé "hôpital Général du Sépulcre".

En 1807, l’hôpital est déclaré insalubre, et il est transféré ailleurs. Les locaux devenus vacants furent alors louées à Messieurs Duport le 27 juillet 1811 pour y développer l’activité de la Manufacture de coton qu’ils venaient de fonder dans l’ancien couvent des Clarisses, tout proche, au bord du Thiou.

En 1865, la ville d’Annecy qui est toujours "propriétaire des bâtiments et des terrains de l’ancien hôpital du Sépulcre", engage les travaux de transformation du bâtiment en caserne d’infanterie.

La caserne Balleydier

Annecy en 1904Les locaux qui correspondent à l’internat actuel, furent donc occupés par l’armée et prirent le nom de Caserne Balleydier, du nom d’un ancien colonel annécien (1762 - 1805) qui s’était illustré dans les campagnes napoléoniennes. Les militaires devaient l’occuper pendant 36 ans ce casernement avant de l’abandonner.

Le 12 octobre 1927, après avoir été délaissé pendant plusieurs dizaines d’années, le bâtiment est rétrocédé à la ville par l’autorité militaire.

L’école, le collège, puis le lycée

En 1929 y fut créé l’Ecole Primaire Supérieure de Jeunes Filles d’Annecy (l’EPS). Les travaux d’aménagement nécessairement importants durèrent jusqu’en 1933, au-delà de l’ouverture de l’école. L’architecte départemental, M. Raillon, souhaitait tirer le meilleur partit possible des bâtiments existants. Internat et externat y fonctionneront jusqu’à la construction en 1965 d’un autre bâtiment d’externat.

A partir de 1941-42, l’Ecole Primaire Supérieure est dénommée Collège Moderne de Jeunes Filles d’Annecy.

Puis, à partir des années 1960, le collège dévient Lycée Municipal auquel est annexé un Collège d’Enseignement Technique (C.E.T.).

De 1963 à 1966, un nouveau bâtiment d’externat est construit sur un terrain très vaste acquis par la ville quelques années auparavant.

En 1965-66 l’ancien bâtiment est transformé en internat exclusivement : c’est toujours l’internat actuel.

Plus tard, le réfectoire qui se trouvait dans le couloir du rez-de-chaussée de l’internat est transféré.

Les cuisines sont réaménagées, un nouveau réfectoire est construit puis remplacé par le réfectoire actuel.

Le lycée (l’externat) subit enfin une restauration extérieure en 2003-2004.

Remerciements

à Madame Elisabeth Chevallier, ancienne documentaliste au lycée, qui a fait l’essentiel du travail de recherche qui a donné naissance à cet article.

à Madame Georgette Chevallier, professeur de lettres classiques au lycée jusqu’en 1985 et secrétaire de l’académie Florimontane, pour nous avoir reçu et nous avoir communiqué des documents et des informations qui ont aidé à la rédaction de cet article.